De cortège en cortège

7 août 2019

Emois, Poésies

à Louis Aragon

 

Nous étions place du colonel

Pour une simple communion

Nous n’irons plus les temps sont tels

Que sont mortes les ritournelles

Dans le silence d’Aragon

 

Les soirs de sang sur les bannières

Les simples aubes rouge-horizon

Partirent par une nuit sévère

Pour ensevelir de billets verts

Nos poèmes et nos chansons

 

Mélodies et mots d’amour soldés

Au pays des bonnes affaires

Bradés les avenirs rêvés

Bradées les âmes les amitiés

Pour un instant de lumière

 

Ils masquent de vieux tissus hideux

Leur visage aux desseins pervers

Narcisses pâles et malheureux

Pantins boulimiques envieux

Des lendemains éphémères

 

La peur dans leurs yeux banalise

Un peu de bonheur factice

L’amnésie chez eux se brise

Sur l’éclat de lumière exquise

Que leur promet le solstice

 

Ils retournent à Compostelle

Des coquilles à leurs bâtons

Dans l’oubli des anciens autels

Guernica Oradour Teruel

Où périrent leurs illusions

02/10/2017

 

 

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