Le nu éternel

14 août 2019

Blue Gin, Poésies

Au bleu

qui balbutie des vagues sur la grève

voyagent des éclaires

belliqueux et sauvages

 

La colère des dieux

vieille larve diaphane

ordonne le recueil

la grise damnation

des ironies dociles

 

HORIZONTALE

 

La république gesticule

elle agonise

elle se flagelle

dans la plate spirale

d’un cyclone vantard

 

Chaque jour jetés plus loin

vers l’irrémédiable

par la perverse main

des morales plurielles

les passants

s’obstinent à nier

leurs trois dimensions

 

Ils trépignent

puis ils tébuchent

happés

par l’insupportable refrain

des dimanches à la campagne

Ils impriment

au papier de leurs cigarettes

des sagesses futures

qui se fondent

aux lèvres de la flamme

 

Au spectacle sordide

des passions anodines

les nuages se plaquent

au plâtre de la planète

 

Soudain

dans

le

soir

qui

s’évade

la

V

E

R

T

I

C

A

L

E

naît

 

Rouge

Noire

Verte

elle explose et palpite

elle oblique à l’espace

elle déchire le masque

perpétuel pli

des sanctions de métal

 

Le regard de l’oiseau

surgit en

D

  I

   A

    G

     O

      N

       A

        L

         E

Il pîque

puis protège demain

dans les spasmes d’hier

 

Un sang chaud se répand, déborde, coagule,

et sèche sur les livres

les paroles absentes

 

Alors

 

c’est l’amour qui s’installe

il rit

de son grand vol

il monte et redescend

aux galaxies amantes

 

Un oiseau se promène

sur le dos des étoiles

il caresse les seins

des planètes soumises

il allume un pulsar

dans le coeur noir des sges

puis traverse l’histoire

sur les plumes d’un cygne

 

Un pinceau se réveille

un trille se gonfle

une danse s’installe

au marbre de l’envie

 

Une plume

 

s’épanche

 

Elle pousse des esquisses

dans le torrent qui gronde

 

Des frissons de papier

voltigent sur ses lèvres

et perle sur son encre

le souffle des couleurs

 

L’artiste s’apprivoise

dans les yeux de la peine

Il sue

de tout son bleu

sur l’anonyme grain

d’une toile rebelle

 

Son amour s’abandonne

aux transports de ses cris

tantôt mauves

tantôt rouges

dans l’aube millénaire

du chef d’oeuvre

promis

 

Aux lueurs de l’aube

il s’effondre

épuisé

son âme dans la main

et il s’endort

vaincu

par le matin vénal

 

Désormais nu

et vulnérable

cloué comme la chouette

aux murmures jaloux

il s’exhibe à jamais

sur le regard des hommes

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