Lorsque la sève s’éteint

14 octobre 2019

Nuances, Poésies

Ce matin un vent glacial

a soufflé sur la colline.

Il m’a mordu les oreilles

m’a gercé les sens

puis fendu le cœur.

 

C’était peu après la tornade

qui venait de t’abattre

dans un craquement sinistre.

 

Depuis quelques jours déjà

le murmure dans tes ramures

était devenu lourd et heurté

puis il y eu ce rugissement

le fracas de ta chute

 

et le silence en points de suspension…

 

Depuis je reste seul sur la pente

à chercher tes plaintes et tes gestes

mais plus rien ne bouge.

 

Tu avais dû veiller sur moi

lorsque j’étais arbuste

mais depuis que j’avais

pris de l’ampleur

notre voisinage était devenu délicat.

Un frôlement de nos branches

suffisait à nourrir des tempêtes

des éclairs démesurés

des tonnerres éloquents.

 

Bref, c’est la vie d’avant la vie

qui devait nous unir

 

ou nos racines peut-être

 

Te voilà ailleurs désormais

envolée dans les fumées

laissées par le bûcheron

qui vient de passer.

 

La colline est bizarre ce soir

elle s’éteint lentement

dans l’ombre de la douleur.

Elle incruste son amertume

dans le secret de l’âme

qui murmure que tu vas

manquer dans mon paysage

Maman.

14/10/2019

Inscrivez vous

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

2 Réponses à “Lorsque la sève s’éteint”

  1. Daniel GRIESS Dit :

    auprès de mon arbre, je vivais heureux…….
    Eh oui nous avons besoin de racines !
    Beau rappel et bel hommage aux arbres.

    Répondre

Laisser un commentaire

Xavierb44 |
Eliphas Levi |
Laplumequivole |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | A la croisée des humains
| Toutpoeme
| Bradeley2004