Etre né quelque part

18 octobre 2020

Pérégriner, Poésies

Les bouches de Bonifacio chuchotent

l’histoire des ancêtres à l’air primaire

cherchant un abri au-dessus de la mer

pour voir au loin les lendemains qui flottent.

 

Les bouches de Bonifacio murmurent

le chemin des racines dans le causse

l’aplomb des murs au-dessus de la fosse

où les avenirs bleutés se fissurent.

 

Les bouches de Bonifacio fredonnent

le chant des marins au pas de la porte

l’odeur de l’iode, la brise en eau-forte,

les doux accords du vent, la houle aphone.

 

Je ris par les bouches de Bonifacio

du rire des enfants dans les ruelles

des rires de l’amour des mots dits pour elle

où l’œil plonge dans le miroir de l’eau.

 

Je suis né aux bouches de Bonifacio

l’été de mes quinze ans, au jour de l’envol,

aux ailes du voyage, aux ailes folles,

j’ai saisi la portance, la vie vers en haut.

Plouhinec le 18/10/2020

Bonifacio 2011 (22) (Copier)

Bonifacio vue des bouches

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